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L'Université de Westminster étudie l'intégration du yoga dans les thérapies psychologiques

D'après l'Université de Westminster, une journée de recherche organisée le 28 juillet sur le campus de Cavendish a réuni chercheuses, chercheurs et cliniciennes internationales pour examiner comment…

mis à jour 27 août 2026

L'Université de Westminster étudie l'intégration du yoga dans les thérapies psychologiques

D'après l'Université de Westminster, une journée de recherche organisée le 28 juillet sur le campus de Cavendish a réuni chercheuses, chercheurs et cliniciennes internationales pour examiner comment le yoga peut s'intégrer au travail thérapeutique psychologique. On y a exploré la rencontre entre pratiques corporelles et thérapies par la parole, en particulier pour les troubles anxieux — un sujet qui parle directement à toutes celles et ceux qui cherchent, sur le tapis, un appui pour le mental.

Un cadre qui bouge, enfin

Ce qui retient l'attention, c'est le décalage entre la vitesse à laquelle le terrain avance et celle des recommandations officielles. Au Royaume-Uni, les recommandations cliniques pour le trouble anxieux généralisé et le trouble panique datent de 2011 et n'ouvrent la porte qu'à deux formes de thérapie, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) demeurant le chemin principal. Or, une coalition de plus de 70 organisations, soutenue par des parlementaires de différents bords, réclame aujourd'hui des recommandations plus larges, qui reflètent la diversité des approches efficaces. Le yoga basé sur les données probantes en fait partie — et la rencontre de Westminster a précisément travaillé sur cette articulation: ce que la recherche dit déjà, ce qu'elle doit encore démontrer, et comment former les thérapeutes à intégrer des méthodes incarnées sans bricoler.

Pour nous, qui pratiquons souvent en autonomie à la maison ou en studio, c'est un signal apaisant. Cela confirme que le « simple » déroulé du tapis, quand il est guidé par une professeure ou un professeur formé et qu'il dialogue avec un suivi psychologique, n'est plus un à-côté de la santé mentale — c'est un filon clinique qui prend corps.

Ce que l'on peut poser concrètement, dès cette semaine

Plutôt que d'attendre que les institutions rattrapent la pratique, voici trois gestes simples, à faire sans pression et sans chercher la perfection.

D'abord, on clarifie notre intention. Avant de dérouler le tapis, on se demande: « Qu'est-ce que je viens chercher aujourd'hui? » Une respiration plus longue, un relâchement des épaules, une pause pour le système nerveux — on nomme ce qui nous appelle, et la séance s'en trouve transformée.

Ensuite, on regarde la qualité de l'enseignement. Une yogathérapie sérieuse s'appuie sur une formation spécifique et sur un dialogue avec le monde médical. Si vous accompagnez un trouble anxieux diagnostiqué, privilégiez les intervenantes et intervenants qui acceptent de travailler en lien avec votre psychothérapeute — c'est précisément ce que la rencontre appelle à généraliser.

Enfin, on ose les petits rythmes. Dix minutes après le travail, une micro-pause de cohérence cardiaque, puis un déroulé doux: ce n'est pas « pas assez ». C'est exactement ce que défendent les chercheuses présentes à l'événement — une pratique réaliste, qui s'inscrit dans la vraie vie, plutôt qu'un idéal inaccessible qui finit par décourager.

Ce qu'on garde en regard

La rencontre a aussi mis en lumière ce qu'il manque encore: des études d'efficacité coût-santé solides, et des protocoles de formation clairs pour les psychothérapeutes. En attendant, on reste curieuses et curieux: de futurs événements sont annoncés par le groupe Applied Yoga Research Group (AYRG) de Westminster, et la dynamique collective pour faire évoluer les recommandations britanniques continue.

Ce qui nous touche particulièrement, dans les propos tenus par la responsable du groupe, c'est l'idée que voir autant d'engagement autour de ces questions confirme un vrai potentiel pour des approches plus incarnées dans le soin psychologique — à condition de continuer à bâtir la preuve clinique. C'est exactement l'état d'esprit que nous pouvons cultiver chez nous: pas une vérité figée, mais un chemin qu'on ajuste, séance après séance, avec douceur.

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