Penates Art Yoga : apprivoiser la périménopause par une pratique thérapeutique sur mesure
C'est précisément pour ces femmes que Marie-Virginie Collet Esch, professeure de yoga thérapeutique entre le Léman et le Mont-Blanc, a ouvert Penates Art Yoga, comme le raconte un portrait publié par Marie Claire.

Vous rentrez du travail avec cette fatigue qui s'installe un peu plus profondément chaque mois, et parfois le simple fait de dérouler le tapis semble déjà hors d'atteinte. C'est précisément pour ces femmes que Marie-Virginie Collet Esch, professeure de yoga thérapeutique entre le Léman et le Mont-Blanc, a ouvert Penates Art Yoga, comme le raconte un portrait publié par Marie Claire. Son approche replace la douceur au cœur d'une étape — la périménopause — que beaucoup traversent sans la voir, prises entre la maternité et le travail, et offre un espace de parole là où les générations précédentes manquaient souvent de mots.
Un studio qui prend le temps de vous écouter
À Lausanne, à Pully ou en ligne, les groupes ne dépassent pas quatre à six personnes. Avant de rejoindre le tapis, chacune vit une séance individuelle d'une heure et demie pour retracer son histoire et bâtir une pratique sur mesure. Les noms savants des postures s'effacent au profit du ressenti: face à une tension, Mavi glisse un coussin, cherche l'ouverture plutôt que l'effort, invite à porter l'attention là où ça bloque. Une femme de cinquante-trois ans, à qui l'on proposait déjà une prothèse de hanche, aurait retrouvé mobilité et confort en quelques semaines. « On passe par le corps pour toucher l'esprit », résume l'enseignante.
Cinq minutes chez soi, et la suite se dessine
L'autonomie reste l'horizon: cinq à dix minutes de pratique déroulées seule, sans dépendre du professeur, et la possibilité de laisser derrière soi ce que ses élèves appellent le « sac de pierre ». Certaines complémentaires santé remboursent ces séances, accessibles aussi à distance. Quatre fois par an, Mavi réunit un petit groupe de femmes au pied du Mont-Blanc pour trois jours de postures, de méditations guidées inspirées notamment de Christophe André et Frédéric Lenoir, d'aquarelle, de pastels et une longue marche silencieuse en forêt. Sa bergère blanche suisse Vaia, dont le prénom signifie « celle qui guide » en grec, accompagne chaque randonnée et se poste souvent près de la participante la plus fragile, ouvrant une brèche d'émotion là où les mots manquent.
Son engagement déborde le studio: elle enseigne aussi le yoga à des femmes et à des enfants en rémission de cancer. De quoi rappeler, comme elle le confie, que ce passage peut devenir un chapitre choisi, joyeux et porteur d'une véritable deuxième fécondité.